Méthodes de sédation Pendant la chirurgie de la Cataracte

La phacoémulsification est l’intervention chirurgicale la plus courante pratiquée aux États-Unis et dans l’Union européenne. De plus, le nombre de diagnostics de cataractes devrait doubler, passant de 25 000 000 en 2010 à 50 000 000 en 2050, tandis que l’incidence de la phacoémulsification augmente également. Par conséquent, toute tentative d’optimiser les résultats et l’efficacité est importante.

La sédation est couramment utilisée pendant la phacoémulsification pour aider à soulager l’anxiété du patient et empêcher le patient d’interférer avec la procédure. Cependant, il existe beaucoup de variations dans la prise en charge anesthésique de ces cas. Les chercheurs ont publié l’utilisation d’un certain nombre d’agents de sédation dans la littérature. Ceux-ci comprennent le midazolam, la clonidine, le propofol, le fentanyl, la dexmédétomidine, le rémifentanil et le diazépam oral. La clonidine intraveineuse (IV) a une demi-vie de 9 à 13 h et un risque accru d’hypotension postopératoire. Le propofol provoque une désinhibition et il doit être titré pendant la chirurgie pour éviter une surdose. Les opioïdes présentent un risque accru de dépression respiratoire, de sédation prolongée et de délire chez les personnes âgées. Enfin, les médicaments oraux ne permettent pas d’ajuster rapidement la dose pendant la chirurgie.

Le midazolam intraveineux est couramment utilisé pour la sédation pendant la phacoémulsification et d’autres procédures mineures. Il a des propriétés d’anxiolytique, de myorelaxant et il est efficace pour réduire la pression intraoculaire. Cependant, les patients anxieux recevant des benzodiazépines peuvent nécessiter des doses plus élevées pendant la chirurgie de la cataracte, ce qui peut entraîner une sur-sédation ou une désinhibition avec un mouvement ultérieur du patient. Ces réponses peuvent réduire la capacité du patient à suivre des commandes simples qui peuvent affecter les résultats chirurgicaux. De plus, les patients qui reçoivent trop de sédation peuvent s’endormir et se réveiller surpris, compromettant de la même manière le résultat de la chirurgie.

Dans la recherche de médicaments supplémentaires pouvant améliorer les conditions chirurgicales et le confort du patient pendant la phacoémulsification, les chercheurs ont exploré l’utilisation d’un médicament pouvant améliorer l’analgésie et réduire les mouvements du patient pendant les procédures, à savoir la kétamine. La kétamine est un antagoniste du NMDA aux propriétés sédatives et analgésiques et a des effets minimes sur la respiration. La kétamine a été utilisée pour prémédicer et sédater les patients subissant des procédures de soins de jour sans effets indésirables, et les patients, généralement, restent coopératifs bien qu’ils soient sous sédation. Ces propriétés ainsi que sa demi-vie d’élimination relativement courte de 2 h (contre 3-4 h pour le midazolam) font de la kétamine un agent attrayant pour la sédation pendant les soins d’anesthésie surveillés (MAC) pour la chirurgie de la cataracte.

Le but de cette étude était de déterminer si l’ajout de kétamine à faible dose au midazolam avait des effets bénéfiques (ou négatifs) sur les conditions opératoires, la satisfaction des patients et la récupération pendant et après les procédures de phacoémulsification unilatérales effectuées sous anesthésie topique et sédation consciente par voie intraveineuse.

Les enquêteurs ont mesuré l’évaluation par le chirurgien de la coopération du participant pendant la chirurgie selon une échelle de Likert prédéterminée. Les enquêteurs ont également enregistré les mesures de résultats suivantes concernant la chirurgie de chaque participant: 1) dose totale de midazolam, 2) temps moyen passé dans la salle d’intervention, 3) durée de séjour postopératoire (LOS) et 4) score de douleur postopératoire moyen. Les sujets ont reçu une enquête sur le confort et le niveau de sédation des sujets pendant la chirurgie. Enfin, les enquêteurs ont enregistré les données démographiques suivantes pour tous les participants: sexe, âge, diagnostics psychiatriques et utilisation de médicaments du SNC, psychiatriques ou opioïdes.

Analyse statistique Les chercheurs ont utilisé le test exact de Fisher pour examiner les données exprimées en pourcentages, et les étudiants ont effectué un test t pour les données oui / non, et des mesures répétées ANOVA pour l’analyse de 3 groupes (LOS, durée de la chirurgie). Les enquêteurs ont évalué la signification à une valeur P de 0,05. Les chercheurs ont utilisé des équations estimées généralisées (EEG) pour adapter un modèle logistique afin d’évaluer les différences dans les réponses des patients en fonction de la quantité de kétamine reçue. L’approche GEE peut adapter les modèles aux résultats corrélés, comme dans le cas où les sujets ont subi plus d’une procédure.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.